Le développement social présuppose le développement de l’homme, c’est-à-dire les masses populaires qui sont maîtres de la société.
D’abord, c’est parce que c’est l’homme qui exige et impulse le développement social.
La société est composée de l’homme, des biens et des rapports sociaux.
Celui qui demande et impulse le développement de la société est l’homme, c’est-à-dire, les masses populaires.
L’homme, être social doué du sens de la liberté, de la créativité et de la conscience, cherche à vivre et à se développer en toute indépendance, débarrassé de toutes sortes d’entraves et d’asservissements sociaux, et il a la capacité créatrice suffisante pour réaliser cette aspiration. Il saisit les lois du développement social et mène de façon consciente et active les activités en faveur du progrès de la société.
Certes, les biens et les rapports sociaux exercent une certaine influence sur le développement social.
Le manque qualitatif et quantitatif des biens sociaux indispensables au développement social et les rapports sociaux irrationnels donnent une influence négative au développement social, mais l’abondance qualitative et quantitative des biens sociaux et l’établissement des rapports sociaux rationnels exercent une influence positive sur le développement social. Pourtant, les biens et les rapports sociaux n’ont en eux aucune exigence ni aucune capacité de développer la société.
Ce n’est que l’homme qui demande et impulse le développement social.
Ensuite, c’est parce que les biens et les rapports sociaux sont créés par l’homme, c’est-à-dire les masses populaires, doué du sens de la liberté, de la créativité et de la conscience.
En dehors de l’homme, la création des biens et des rapports sociaux ni leur contribution au développement social ne sont concevables.
C’est seulement par l’homme qu’ils sont créés et utilisés au développement social. L’homme crée et utilise les biens et les rapports sociaux en conformité avec le niveau de développement de son sens de liberté, de sa créativité et de sa conscience.
Pour cette raison, on dit que le développement social commence par le développement de l’homme, c’est-à- dire les masses populaires.